
PARIS MATCH
novembre 2, 1984
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Son dernier bonheur : Fanny et Joséphine
Fanny Ardant, vedette de ses deux derniers films, lui avait donné une petite fille, Joséphine, un an ce mois-ci. Il avait trouvé en Fanny l'enthousiasme, l'humour et le goût du secret, les qualitiés qu'il recherchait dans la vie comme derrière la caméra.
François Truffaut avait découvert Fanny Ardant, comme des milliers de téléspectateurs dans "Les dames de la Côte". Il lui avait écrit pour lui propser le rôle de "La femme d'à-côté", mais très vite les sentiments personnels se sont mêlés à l'estime professionnelle. Le metteur en scène fit ensuite à son interprète un cadeau rare, un film hommage dans un registre qui leur était aussi étranger à l'un qu'à l'autre. Et ce fut la comédie en noir et blanc "Vivement dimanche", caricature du film noir, pleine de clins d'œil à l'histoire du cinéma. Il y fait apparaître une Fanny Ardant inconnue du public qui sait rire comme dans leur vie. Fanny Ardant a refusé d'épouser François Truffaut, parce qu'elle estimait que la passion n'avait pas besoin de caution légale. Quand elle lui a donné Joséphine, en septembre 1983, elle savait depuis six mois que le père de sa fille était gravement malade. Jusqu'à cette naissance qui lui a apporté son dernier bonheur, chaque fois qu'on posait à Truffaut des questions sur l'événement attendu, il répondait avec sa pudeur habituelle : "Je ne suis pase censé être au courant".
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