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la Cabrette auvergnate et parisienne, "chevrette" ou petite chèvre

Conçue dans la deuxième partie du XIXème siècle par des fabricants de la communauté auvergnate qui avaient émigré dans la banlieue parisienne.
Elle est habituellement gonflée au soufflet. Son sac en cuir, couvert de velours ou de brocard avec des franges contrastantes, est de forme ronde, avec un fin cou incurvé terminé par une tête sculptée, dans laquelle est inséré un court tube en bois tourné. S'y rattachant et s'y alimentant avec une petite sortie d'air interne, on trouve un hautbois et un petit bourdon, ce dernier étant souvent un faux sur les plus grands instruments.
L'instrument original était anché avec des anches doubles en roseaux, le hautbois étant de forme conique et le petit bourdon de forme parallèle.
Le joueur s'accompagne souvent de clochettes en laiton attachées à sa cheville.

La conception de base est influencée par l'instrument original toujours utilisé dans l'ouest du Massif Central, la "Chabrette Limousine", et par la musette baroque française dite "musette de cour".
De la première il a hérité sa taille généralement petite et son hautbois conique, et de la seconde son arrangement commun de hautbois-bourdon détachable et son soufflet.

Sa musique est caractérisée par le retour constant à la note tonique (6 doigts fermés + pouce) qui retentit habituellement à l'unison du petit bourdon, quand ce dernier est anché. Si le bourdon est muet, cette technique crée l'illusion de la note absente du bourdon. Elle est également employée pour des effets de percussion pour souligner les mélodies rhythmiques typiques de son répertoire: bourrées en 3/8 ou 2/4, valses, polkas, mazurkas.
Dans les airs lents appelés "regrets", on utilise une technique raffinée de glissement et de vibrato.
Les meilleurs joueurs peuvent combiner les deux techniques pour faire "chanter" l'instrument .


La Musette Baroque dite "de Cour"

La vraie musette Baroque évolua rapidement entre le modèle détaillé illustré dans le Syntagma Musicum de Michael Praetorius de 1610 et sa dernière description dans l’Encyclopédie de Diderot & D'Alembert de 1785.
Elle consistait en un sac de cuir recouvert de riche tissu (placé sous le bras gauche du musicien) avec une arrivée d’air venant d’un petit soufflet placé sous le bras droit, et attaché à la ceinture par une courroie et à l’avant-bras droit par une autre courroie plus petite. Une sortie d’air en forme de bec-de-cane en haut du sac conduisait vers un court tube détachable, lui-même conduisant à un ou deux petits hautbois détachables dont les anches étaient protégées par une ou deux capsules.
Le système unique de bourdons ressortait de la partie frontale du sac et consistait en une série de tubes interconnectés creusés dans un seul court morceau de bois rond partiellement caché dans le même sac. Ses anches doubles étaient protégées de l’intérieur par une boîte creuse du même diamètre, et les différents tubes pouvaient être ouverts et accordés à l’aide de glissières placées à courte distance de la main droite du musicien.
L’instrument était donc extrêmement compact, et la combinaison d’anches doubles et de petits tubes parallèles créait la combinaison particulière de sons à la fois doux et réguliers demandés pour la musique de chambre.
(Extrait de la publication en préparation:"Jean de la Mer, Bransle de Normandie")

Les Cornemuses du Centre (Grande cornemuse et Musette)

La Musette Béchonnet Bourbonnais / Auvergne

Cornemuses sans bourdon
Cantiga de Santa Maria


Cabrette en La/Ré
par Joseph Ruols


Musette baroque française
en Fa*/Sib par Rémy Dubois
d'après Chédeville (1740)